«

»

Le combat sumo

Les origines

Différentes légendes racontent que les combats de sumos sont nés il y a de nombreux siècles, pour résoudre des conflits entre dieux. Plus historiquement, on situe les premiers combats il y a 1 500 ans, sous forme de rituels religieux, accompagnés de prières, de chants et de théâtre.

Origines des combats sumo

Au 8e siècle, les combats de sumos sont introduits dans les cérémonies impériales et des tournois sont organisés régulièrement. A l’époque, les règles sont différentes de celles d’aujourd’hui, et se rapprochent plus d’autres sports de lutte asiatiques et de la boxe. Mais le jeu évolue rapidement pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Pendant les périodes de guerre (notamment la période Kamakura, autour de 1192), les sumos sont utilisés à la guerre pour immobiliser les troupes ennemies, en support aux armées (samouraïs). De nos jours, seule la discipline sportive subsiste, et reste très populaire au Japon, bien que peu à peu dépassée par le baseball et le football.

Les sumos (Rikishi)

Le combat sumo est un sport exclusivement réservé aux hommes. Les lutteurs sont appelés « rikishi » (littéralement « personne instruite de la force »), plutôt « sumotoris » comme nous l’utilisons en France. Les sumos sont uniquement vêtus d’un mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l’entre-jambe. Ils portent aussi un chignon sumo, le chonmage, qui maintien leur longs cheveux huilés (un sumo ne coupe jamais ses cheveux pendant sa carrière).

Vêtements sumo

Les rikishis vivent dans des écoles, où ils suivent un entrainement et une alimentation stricte : réveil à 5h, entrainement au combat, repas à base de chankonabe (fondue japonaise très riche) et de nombreux rituels ancestraux.

Les règles

Il n’y a pas de catégorie de poids obligatoire, ce qui provoque parfois de grosses différences de gabarits entre les adversaires (qui peuvent peser de 70 à 280 kg). Toutefois, à haut niveau, le poids des lutteurs est souvent stabilisé autour des 150 kg.
Avant le combat, les sumos doivent chasser les esprits en frappant le sol, purifier la zone de combat en y lançant une poignée de sel et boire puis recracher de l’eau.

Dohyō

Ensuite, le combat commence au signal de l’arbitre (gyoji). L’objectif est alors simple : il faut faire sortir l’adversaire du cercle de jeu (l’arène est appelée dohyō et le cercle de jeu fait environ 5 mètres de diamètre), ou lui faire toucher le sol par une autre partie de son corps que les pieds. Le mawashi constitue la seule prise solide et autorisée pendant le combat.

Anecdotes

Ils existent de nombreuses anecdotes autour du combat sumo. Par exemple, saviez-vous que Jacques Chirac était un passionné de ce sport ?

Autre anecdote : le dohyō est interdit aux femmes (considérées comme impures). Aucune femme n’a donc pu fouler l’arène, même en dehors d’un combat. Aucune, jusqu’au 19 septembre 2007, où pour la première fois de l’histoire, une femme y a posé le pied. Elle a toutefois été stoppée par un lutteur avant d’atteindre la zone de combat.

Le combat sumo le plus court de l’histoire à eu lieu en 2013, lorsque le champion en titre a éliminé son adversaire (de 30 kilos de plus que lui) en moins de 7 secondes ! Bien joué !

1 commentaire

  1. Club de boxe Nancy

    Voilà un sport qui m’est bien inconnu ! merci beaucoup pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

 

Please log in to vote

You need to log in to vote. If you already had an account, you may log in here

Alternatively, if you do not have an account yet you can create one here.